SALVADOR DE BAHIA ET SA BAIE

   

               TROIS JOURS POUR RALLIER LA BAIE DOS TODOS SANTOS



Il nous faudra un mois pour visiter toute la baie "dos todos santos" car il y a vraiment beaucoup à faire. En vérité un mois c'était presque un peu court.

Nous débutons notre visite par la ville de Salvador de Bahia où nous devons retrouver un ami, qui a effectué sa traversée en rallye organisé. Ils ont d'ailleurs réquisitionné toute la marina ce qui nous a obligé à prendre un corps-mort à l'extérieur du port. C'est assez bien protégé mais les corps-mort sont généralement trop petit pour Papyrus et cela ne nous permet pas d'être totalement serein en ce qui concerne le mouillage.

Notre ami devait nous rapporter des pièces de rechange pour le pilote, malheureusement il ne les avait pas reçu avant son départ. Elles devraient arriver ici dans quelques jours. 
En attendant nous visitons la ville qui est constitué de plusieurs quartiers très différents les uns des autres: le Pélourhino auquel on accède par l'ascenseur et qui est la partie historique de la ville. On y trouve de magnifiques églises de type espagnol et c'est là que le carnaval sera le plus intéressant et surtout le plus dépaysant.  On y retrouve des groupes de percussions très "africains" qui jouent et dansent sur des rythmes endiablés que j'aime beaucoup.

Côté Ouest c'est Ribeira et son marché San Joachim qui est un quartier plus modeste où l'on trouve des fruits et légumes très bon marché mais aussi des étals de viandes peu ragoûtants qui proposent malgré tout une bonne viande quoique un peu fraîche.

Enfin, vers l'Est, c'est Barra, le coin chic avec immeubles grand standing et plages superbes. C'est aussi là que l'on trouve les grands centres commerciaux où nous irons faire quelques achats.


Le 15 février, c'est le début du carnaval et nous passerons la soirée au milieu de la foule qui se trémousse au rythme des "trios electricos" qui balancent leur musique à travers des amplis de 50 000 watts. C'est un peu fort pour moi mais les enfants adorent ça. Drôle d'expérience tout de même car nous avons été vite repéré comme touriste et malgré des tenues très simples et au milieu d'une foule déchainé nous avons pu sentir des mains s'introduire dans nos poches qui heureusement étaient vide. La prudence étant de mise nous n'avions ni bijoux ni argent. 
Lorsque nous avons croisé une patrouille de police nous nous sommes rapprochés d'eux pour pouvoir profiter pleinement de la musique.


Deux jours plus tard, nous voici sur Itaparica qui est la plus grande île de la baie. Nous ne sommes pas très emballés mais la pêche aux coques sur les bancs de sable avoisinant sera formidable. 
Nous y retrouvons des navigateurs amis qui nous proposent de prendre les enfants avec eux pendant deux jours, le temps pour nous de régler notre problème de pièces détachées. Nous retournons donc au port de Salvador où nous retrouvons notre ami pour déjeuner. Le soir, Michel me propose un diner en amoureux au "Bargaçõ" où nous découvrons la "pitu" qui n'est autre qu'une grosse écrevisse.

Nous retrouvons notre petite famille dès le lendemain en fin d'après-midi, au sud d'Itaparica devant une cascade d'eau fraîche où les bateaux viennent se "beacher" pour un carénage. C'est ce que nous ferons le 21 car Papyrus en a bien besoin. Pour stabiliser le bateau à l'horizontal, Papyrus dispose d'un système ingénieux imaginé par Michel. Il s'agit de deux béquilles qui traversent les flotteurs a hauteur du cockpit, qui lorsqu'on les descends, repose sur le sable et maintiennent le bateau à l'horizontale.  

Le 26 février, nous voilà reparti pour la remontée du "Rio Paraguaçu" qui se situe au Nord-Est de la baie. Cette remontée est magnifique, premier mouillage derrière l'île aux Français où nous faisons une rencontre extraordinaire avec une famille de dauphins rose que nous réussissons a approcher à moins de cinq mètres. Une belle promenade dans la jungle environnante nous met en contact avec de petits singes, gris avec une queue très longue rayé de blanc. La végétation est assez incroyable pour des européens habitués au chêne ou au peuplier; ici les arbres sont immenses et couverts de lianes ou de plantes, les fleurs sont énormes et très odorantes et les nombreux bananiers sauvages nous régalent de ces petites bananes si savoureuses.

Le lendemain nous poursuivons notre remontée à la voile, nous sommes presque au ralenti, le vent est très doux et cette journée magnifique. Nous retrouvons nos amis à Maragojipé mais nous sommes inquiet car Mélodie a beaucoup de fièvre et cela ne passe pas. Nous décidons de retourner à Salvador où nous faisons la connaissance de Rodolphe, un médecin d'origine allemande installé ici et marié avec une brésilienne. Il soigne Mélodie en un rien de temps et lui propose même de l'accueillir le temps d'un week-end dans son ranch.
Pendant ce temps nous profitons d'être dans une marina pour effectuer quelques menus travaux du type vernis, changement de câble pour le répétiteur du pilote dans le cockpitt et autre bricoles. Nous assistons avec un Guillaume médusé à une démonstration de capoiera dans une académie situé dans le Pélourhino. 

Rodolphe et sa femme Céleste nous ramène une Mélodie en pleine forme. Au cours du déjeuner, ils nous fournirons beaucoup d'informations sur la côte avec quelques bonnes adresses.



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Article ajouté le 2009-10-28 , consulté 18 fois

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