PERIPETIES BRESILIENNE!
Première semaine à Natal
En entrant dans le Rio Potengi, nous découvrons un "iate clube" (yacht club) où l'un des bateaux sur corps mort arbore un drapeau français. Tout à notre excitation de toucher la terre du Brésil nous ne réalisons pas immédiatement qu'il est à peine 7h du matin et que nous sommes dimanche. En tournant autour des bateaux nous avons réveillé un jeune homme qui nous indique que nous pouvons prendre un corps mort.
L'accueil est chaleureux et les informations fusent sur les possibilités de ravitaillement. Un supermarché carrefour nous paraît très tentant car nous pourrons y acheter de la baguette. Le soir même, un apéritif de bienvenu nous est offert au bar du club. Nous y ferons la connaissance de Richard et Nadine ainsi que de leur deux fils; Gael et Morgan. Ils sont en plein conflit avec les autorités Brésiliennes car une barge les a percuté une nuit causant d'importants dégâts à leur voilier. Nous ferons également une rencontre étonnante avec un portugais qui tente de retaper un trimaran de 12 mètres qui a eu son heure de gloire. Mais José ne baisse pas les bras il a l'intention de rentrer au Portugal avec ce bateau et il travaille dur avec peu de moyen. Nous l'aiderons un peu avec quelques cartouches de mastic 3M afin qu'il consolide au mieux ses flotteurs.
Les formalité que nous effectuerons en partie dans la matinée de lundi sont un peu longue mais les brésiliens sont si sympathiques que tout se passe très bien.Nous découvrons petit à petit les us et coutumes du pays et pour nous mettre au goût locale nous ne manquons pas d'acheter un maillot de bain brésilien. La magnifique plage de Genipabu, de l'autre côté de la rivière Potengi est le lieu idéal pour les étrenner. Nous ferons même une belle balade à cheval sur cette plage, un petit cadeau d'anniversaire pour Mélodie.
La gastronomie brésilienne ne manque pas d'attrait, en particulier les crevettes qu'ils cuisinent en sauce comme "le bobo de camarao" ou encore "la moqueca", sans oublier "la casquinha de carangueijo" qui n'est autre qu'un délicieux crabe de palétuvier farci. Nous découvrons également un type de restaurant particulier, "les rodizio" où l'on déguste à volonté une viande remarquable. Pour compléter la liste il faudrait ajouter "la feijoada" et surtout les fruits qui sont nombreux et que l'on ne connait pas. Ils en font des jus extra.
Notre départ de Natal sera retardé d'un week-end car les autorité que nous devons revoir sont fermé jusqu'au lundi et c'est donc le 3 février que nous quitterons à regret nos nouveaux amis, mais le carnaval nous attend et il ne faut pas traîner !!!
DU 3 AU 6 FEVRIER 1999
C'est à 5 heure du matin que nous reprenons la mer pour une journée à la voile très agréable. Nous naviguerons au près mais Papyrus est si confortable que nous barrons à tour de rôle avec beaucoup de plaisir.
A notre arrivée de nuit dans le chenal du Rio Paraïba, l'accueil des pêcheurs n'est pas très cordial; en effet ils nous balance un bout dans l'hélice, heureusement il ne l'empêche pas de tourner totalement et nous pourrons de justesse aller mouiller devant la plage.
Au petit matin nous découvrons que des personnes se sont emparés de nos affaires de plongées, placé dans un coffre à l'arrière du bateau, par chance ils n'ont pas pris ma combinaison toute neuve. Après avoir défait le bout qui se trouve bien autour de l'hélice, nous reprenons notre remontée de la rivière jusqu'à Jacaré où nous rencontrons Brian et son fils Richard qui s'occupent d'un chantier et qui ont placés des corps-mort à la disposition des plaisanciers.
Nous serons encore une fois obligé de confier notre moteur hors-bord au mécanicien de Brian car il marche toujours sur 3 pattes. Du sable s'est introduit à l'intérieur et c'est un nettoyage complet qu'il faut refaire et qui va nous coûter 150$.
Les bons côtés de cet étape sont : le calme, les petits resto où nous découvrons les orphies frites (petit poisson de rivière délicieux) arrosé de caîpirinha et la possibilité de faire de l'eau en beachant le bateau.
DU 7 AU 9 FEVRIER 1999
C'est une assez mauvaise journée qui démarre, pour moi d'abord car le mal de mer me reprend et pour Papyrus qui va être secoué par des vents forts et des grains qui vont se suivrent toute la journée provoquant des surventes et la casse de l'écoute du génois. Pour compléter cette belle journée, l'eau de mer va envahir le compartiment moteur a cause d'un fuite dans le tuyau d'échappement. Obligé de renoncer à mouiller à Fort Orange, nous décidons de poursuivre vers Récife que nous atteignons à 18h45.Pour conclure en beauté cette journée, nous dérapons en emportant le corps-mort du club, trop petit, et manquons de peu la collision avec un cargo qui est amarré sur le quai en face. Le tout se déroulant pendant que Michel vide le compartiment moteur et que je prépare le diner.
A la deuxième tentative nous décidons de jeter l'ancre qui accroche bien et qui devrait nous permettre de passer une bonne nuit. Le lendemain matin paperasseries oblige nous irons jusqu'à la capitainerie qui se trouve dans le quartier du port de commerce. Petite balade en ville qui n'est pas très belle, plutôt triste même nous n'y resterons pas longtemps. Dans l'après-midi, promenade dans le quartier chic de Boa Viagem à l'ouest de la ville. La plage est magnifique et nous y rencontrons le consul de France, Mme Ermisse pour une visite de courtoisie. Diner dans un petit restaurant et avant goût de carnaval avec un trio électrico qui se produit dans la rue.

Commentaires